LA HONGRIE ET L’OFFICE DES NATIONS UNIES A GENEVE

C’est à Genève que le secrétariat du prédécesseur de l’Organisation des Nations Unies, la Société des Nations fondée en 1920, a été établi, et en 1936 qu’il s’est installé dans le Palais des Nations dont l’un des architectes avait été le Hongrois József Vágó. La Société des Nations, dissoute en 1946, a cédé s es locaux à l’ONU nouvellement fondée, et c’est ainsi que le bureau européen de l’Organisation est né ici, à Genève et porte, depuis 1966, le nom de l’ Office des Nations Unies à Genève (ONUG). Depuis longtemps, la ville de Genève constitue le centre des négociations sur le désarmement et la non-prolifération, mais les droits de l’homme, les affaires humanitaires et le développement durable font également l’objet de nombreuses conférences. L’ONUG est le deuxième lieu d’affectation onusien après le Siège de New York, avec ses 1600 employés qui assistent les participants de quelques 8000 réunions chaque année. L’Office maintien des liens étroits avec les représentations permanentes des pays membres, le pays hôte, les nombreuses organisations internationales intergouvernementales et non -gouvernementales, de même que des universitaires, œuvrant à promouvoir le dialogue entre nations et organisations. Il est dirigé par un Directeur général qui a rang de Secrétaire général adjoint, relève directement du Secrétaire général de l ’Organisation des Nations Unies et, en tant que son Représentant Spécial, remplit également la fonction du Secrétaire général de la Conférence sur le Désarmement.

En 2005, l’ONU a fêté le 60ème anniversaire de sa fondation. La Hongrie en est membre depuis plus de 50 ans. L’Organisation, témoin depuis ses débuts et à plusieurs égards catalyseur de la transformation très dynamique du monde, doit maintenant faire face à des changements importants. Une organisation internationale conçue selon les réalités politiques du milieu du XXe siècle doit être adaptée aux exigences de notre époque. Au cours de ce processus de réforme, les nouvelles réalités de la politique mondiale doivent être harmonisées avec la nécessité de formuler des réponses adéquates aux défis complexes du XXIe siècle (prolifération des armes de destruction massives, terrorisme international, problèmes mondiales).

Le sommet mondial de septembre 2005 (réunion plénière des chefs d’Etat et de gouvernement ) constitue une étape importante dans ce processus, dans la mesure ou des décisions majeures concernant la réforme de l’ONU ont été prises, et aussi la mise en œuvre des objectives du Millénaire pour le développement a été passée en revue. Le document final adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement affirme l’attachement des pays membres aux objectives de l’Organisation et à la réalisation des objectives du Millénaire pour le développement, aux initiatives pour renforcer la protection de la paix et de la sécurité internationales ainsi que des droits de l’homme, de même qu’à la mise en œuvre des réformes institutionnelles pour soutenir ces premiers.

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Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement en septembre 2005 a décidé de remplacer la Commission des droits de l’homme, relevant du Conseil économique et social, par un nouvel organe pour traiter des questions de droits de l’homme sur le même niveau que ce lles de sécurité et de développement. A l’issue de longues négociations, le 15 mars 2006 l’Assemblée générale a adopté la résolution 60/251, créant un Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Le mandat du Conseil est de promouvoir le respect de tous les droits de l’homme et des

libertés fondamentales. Il est saisit de violations de droits de l’homme (y compris ceux de caractère flagrant et systématique), et adopte des recommandations à leur sujet. Le Conseil relève, pour le moment, de l’Assemblée générale, son statut devant être réviser après les cinq premières années. Il compte un peu moins de membres que son prédécesseur : 47 Etats qui sont élus par l’Assemblée générale avec une majorité de deux tiers.

La session inaugurale du Conseil des droits de l’homme s’est déroulée entre le 19 et le 30 juin 2006, et a décidé, avant tout autre chose, du cadre des

activités du Conseil pendant la première année, durant laquelle il doit adresser ses futures méthodes de travail et ses nouvelles taches. Dans la période du juin 2006 à ju in 2007 , le Conseil doit passer en revue et, si nécessaire, rationnaliser le système de procédures spéciales thématiques ou concernant certains pays établies par la Commission des droits de l’homme, ainsi qu’élaborer les termes d’une revue universelle périodique sur la situation des droits de l’homme dans chaque pays.

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Pays membre de l’Union européenne, la Hongrie croit fortement dans la réforme globale des activités des Nations Unies et les soutient, puisque la prévalence d’un multilatéralisme efficace et l’adaptation de l’Organisation aux circonstances internationales fondamentalement changées sont des objectifs communs de tous.

Le Gouvernement de la République de Hongrie tient à jouer un rôle actif et d’initiative dans la création d’ une organisation mondiale renouvelée et efficace.